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2019 Interview Ventoux Opéra

« Elle était l’an passé à l’affiche de l’opéra Mefistofele de Boito aux Chorégies d'Orange, elle dansera Le Bourgeois gentilhomme de Lully à Montpellier au mois de juin. Si maintenant Maya Kawatake-Pinon vit à Bordeaux, elle n’a pas oublié que ces trois dernières années, elle a résidé à Avignon, port d’attache de sa vie de saltimbanque.
A lire son nom, on comprend bien que Maya Kawatake-Pinon se partage entre deux mondes, le Japon de son père et la France de sa mère. Le voyage sera un mot qui reviendra souvent dans la conversation : " J’ai créé ma propre identité en prenant dans les deux cultures. Je suis pour la liberté individuelle dans la tolérance de l’autre. Au Japon, où tout est très codé, je suis un peu rebelle. J’aime discuter avec les gens pour qu’ils ne s’enferment pas dans ces codes là.  Mais en fait dans une société, ou dans un monde codé, là où la pudeur est présente, il y a toujours un espace de liberté, même s’il est très petit, il faut le trouver. C’est comme dans la danse, aussi."
En France, les relations lui semblent plus simples : " C’est plus facile pour moi puisqu’ici l’individualisme prime. L’espace de liberté est plus une question de langage qu’un cloisonnement culturel et nationaliste. "

La danseuse Maya Kawatake-Pinon sera à Montpellier Pau et Versailles dans une nouvelle production du Bourgeois gentilhomme de Lully.

Maya Kawatake-Pinon préfère voyager entre de deux Histoires, une façon chorégraphique de faire le grand écart entre le Pays du soleil levant corseté par endroits et l’Hexagone individualiste : " On ne se rend pas compte tout de suite qu’on voyage entre deux univers, pour malaxer, fouiller et sculpter son paysage artistique. "
Sa littérature est issue du classique dit-elle, d’une forme nippone ou de tradition des ballets baroques. " Tout vient de la musique, mon père est mélomane ", glisse Maya Kawatake-Pinon en rappelant les concerts ou les sorties musicales : " Chez moi, c’est la musique qui m’apporte le mouvement, la musique qui fait bouger le corps. Il bouge librement avant que l’enfant ne connaisse la rythmique de la marche. "
Si Maya Kawatake-Pinon est de double culture, elle voit la France de la danse coupée en deux : " Je remarque que le Sud préfère les formes classiques de la danse, alors que la danse contemporaine est plus présente dans le Nord. On constate qu’il y a beaucoup de ballets au Sud. Même Preljocaj, c’est classique. "
Elle-même avait une compagnie jusqu’en 2013. Elle pourrait bien renaître si son projet aboutit. Maya Kawatake-Pinon restera discrète quant son contenu. Elle confiera seulement que ses deux pays seront unis par une chorégraphie : " Jeune, j’ai pratiqué la danse classique japonaise, j’ai demandé pleins de conseils. Je dis qu’il y a un langage similaire dans la danse classique avec des éléments des deux formes. Je créé des choses qui se relient entre les deux pays. "
Un voyage à pas comptés.
»

Bruno Alberro

https://www.ventoux-opera.com/2019/05/20/montpellier-rencontre-avec-maya-kawatake-pinon-danseuse/

2019 Le Bourgeois gentilhomme - mise en scène staging Jérôme Deschamps

« Applaudissons les intermèdes dansés orchestrés par Natalie van Parys et qui enchantent par leur dynamisme et leur pétillance cette comédie-ballet. »
Julie Cadilhac - lagrandeparade.com



« Il faut aussi saluer la virtuosité des danseurs dont les chorégraphies s’émancipent avec drôlerie des codes académiques. »
Jean-Marie Gavalda - Midi Libre

2017 Futari no - chorégraphie choreography Lowriz Vo
 

Futari no, une danse pour parler de genre
"Acá el coreógrafo y bailarín Lowiz Vo Trung Ngon expresa la perfección en los rudos movimientos del hip hop y seduce a su compañera, bailarina de clásico, Maya Kawatake Pinon, quien a su vez sigue el ritmo al que contribuye con pasos de punta. Luego la música sinfónica se impone y ambos la siguen. Cada movimiento constituye un avance al equilibrio. Otra escena y la danzarina franco-japonesa crea movimientos perfectos de hip hop sobre la base del clásico y llega él en un arranque violento, ambos cuerpos se mueven, se integran, se hacen el amor y se unifican en el arte del complemento."

« Le chorégraphe et danseur Lowiz Vo Trung Ngon exprime ici la perfection des mouvements saccadés du hip-hop et séduit sa partenaire, la danseuse classique Maya Kawatake Pinon, qui suit à son tour ce rythme qu'elle révèle à travers des pas sur pointes. La musique prévaut et ils se suivent. Chaque mouvement constitue une avancée vers un équilibre mutuel. Un tableau illustre la danseuse franco-japonaise effectuant des mouvements hip-hop parfaits néanmoins basés sur le classique, avant d'entrer dans une violence où les deux corps se recherchent, s'intègrent, font l'amour et s'unissent dans l'art de la complémentarité.»
Jackeline Rojas Heredia - El Cambio Bolivia

Jorge Sarucco - La Razón

 

2013 Variations et Japonaiseries - chorégraphie choreography Maya Kawatake Pinon

Une création chorégraphique comme lien franco-japonais

« Variations et Japonaiseries est une création chorégraphique portant sur l'union des cultures chorégraphiques japonaise et occidentale dont la Première est prévue le 13 juin prochain au Théâtre Adyar.

La volonté de la compagnie Soleils Dansants a été de rassembler autant de danseurs occidentaux que japonais avec des individualités uniques, allant de la vingtaine à la quarantaine. Ils travaillent depuis un an sur cette création. Celle-ci tente d'explorer l'évolution de la danse au Japon et en France sous forme d'analyse comparative allant du XVIIème siècle (naissance de la danse baroque et du nô) à la danse moderne et contemporaine (Béjart créé son Kabuki en simultané avec l'arrivée des créations de butô en occident) afin de rechercher une nouvelle forme d'expression. 

Les "variations" se définissent comme des solos du répertoire de danse classique. Il faut noter l'intérêt des mélanges de styles qui sont expérimentés dans Variations et Japonaiseries : des danseurs de buyô japonais sur de la musique baroque, ou des danseurs classiques maniant un katana... 

La chorégraphie est signée par la fondatrice de la compagnie, Maya Kawatake Pinon (21 ans). De père japonais et de mère française, elle grandit dans le quartier traditionnel de Kagurazaka à Tokyo. En parallèle de son apprentissage de la danse classique, elle a gardé un lien très fort avec les formes artistiques traditionnelles japonaises. "J'aimerai que cette création puisse, comme un pont, rapprocher ces deux cultures chorégraphiques." dit-elle.

Première le 13 juin 2013 à 19h30 au Théâtre Adyar, Paris 7ème »

Mina Mitsui - Yomiuri Shimbun

Mina Mitsui - Yomiuri Shimbun

photo credit - Marie Clauzade

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